©HèmPé : Merci de me demander mon autorisation avant d'utiliser mes photos... et surtout de ne pas vous en attribuer la paternité (ou la maternité... selon votre genre) !




Le Hourdel (Baie de Somme), septembre 2011.



Là-bas, les coques sont appelées des "hénons". Ces mollusques vivent à peine enfuis sous le sable de la baie et il suffit de se baisser et de gratter le sable pour les ramasser.

J'ai eu le privilège de pouvoir accompagner les hénonniers (récolteurs professionnels) durant une matinée de ramassage et je vous présente ici quelques aspects de leur travail... plus pénible qu'il n'y paraît !


Au lever du soleil, lorsque la mer est à marée basse, les hénonniers chargent les tracteurs de leurs précieux outils de travail : vieux vélos rouillés sans selles ni pédaliers, râteaux et tamis.


Les tracteurs démarrent et se suivent. En file indienne, la curieuse procession pénètre au coeur de la baie de la Somme.


Arrivés sur place, après un trajet pas très long mais... pour le moins chaotique, les hénonniers déchargent leurs outils des tracteurs...


... et s'éparpillent de tous côtés...


... jusqu'à envahir la baie.


Chacun de leur côté, comme autant d'orpailleurs, les hénonniers commencent leur labeur.
Ils grattent le sable avec leur râteau à manche court, ramassent les hénons et les placent dans leur tamis...


...pour ensuite les rincer et les filtrer pour éliminer le maximum de sable.


Ce travail, toujours le dos courbé, dure un peu plus d'une heure en début de saison mais plusieurs heures sont nécessaires en fin de saison.


Les coques (hénons) sont ensuite emballées dans des sacs d'une trentaine de kilos chacun. Chaque hénonnier à le droit de récolter 3 de ces sacs.


Les hénonniers chargent ensuite leurs 3 sacs sur leurs drôles de vélos (seul moyen de transport autorisé afin de ne pas dégrader le site et endommager les coques enfuies sous le sable).


Mon ami Claude (Loulou) aurait-il eu moins de chance ? Je ne distingue qu'un seul sac !


Ils ramènent leurs sacs vers les tracteurs,...


...les lavent une dernière fois,...


...avant de les charger sur les tracteurs.


Ils y chargent ensuite leur matériel, y remontent également et quittent la baie pour rejoindre le rivage...


... où les attend un camion... et les gardes maritimes qui contrôlent si quelque étourdit n'aurait pas récolté un sac de trop, auquel cas l'amende peut s'avérer assez lourde !

Les sacs de hénons sont chargés dans le camion... à destination de l'Espagne ... où ils seront mis en conserves !!!

Quelle tristesse de voir ces délicieux hénons, tout frais, arrachés à leur sol natal pour se voir exiler et nourrir les estomacs espagnols !
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